Veit Harlan
Issu d’une lignée d’artistes, Veit Harlan débute à Berlin comme acteur, puis se consacre à la réalisation dès 1933. Sous le Troisième Reich, il compte parmi les cinéastes les plus prolifiques, enchaînant mélodrames et productions en couleur, mais demeure surtout associé au film de propagande antisémite Jud Süß (1940) et à Kolberg (1945), tourné à la demande de Goebbels. Poursuivi après la guerre pour complicité de crimes contre l’humanité, il est acquitté en 1949 puis de nouveau en 1950 (avec circonstances atténuantes), avant de relancer sa carrière et de signer neuf films au cours des années 1950. Il publie Le cinéma allemand selon Goebbels, où il réfute toute adhésion pro-nazie tout en laissant transparaître une fascination pour Goebbels. Converti au catholicisme peu avant sa mort, il s’éteint d’une pneumonie à Capri en 1964.
Connu pour
- La fabrique du film allemand (2017)
- Jeanne d'Arc (1935)
- Der Meister von Nürnberg (1927)
- Mein Leben für Maria Isabell (1935)
- Die elf Schill'schen Offiziere (1932)
- Ein Mädchen mit Prokura (1934)
- Gern hab' ich die Frau'n geküßt (1934)
- Nur nicht weich werden, Susanne! (1935)
- Der Choral von Leuthen (1933)
- Friederike (1932)
- Abschiedswalzer (1934)
- Stradivari (1935)
- Der rote Reiter (1935)
- Gefahren der Liebe (1931)
- Die unsichtbare Front (1933)
- Taifun (1933)
- Somnambul (1929)